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L'eau du fleuve montait lentement, tout près de moi sans se soucier d'aucune façon, du fait qu'elle allait m'atteindre. Si elle le voulait, elle aurait pu m'emporter. Jace

 L’eau du fleuve montait lentement, tout près de moi sans se soucier d’aucune façon, du fait qu’elle allait m’atteindre. Si elle le voulait, elle aurait pu m’emporter. Jace
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Ça sentait l'eau. Pas le chlore , pas l'essence des bateaux à moteurs. Juste l'eau. Avec un petit mélange subtil d'algues, de sels, de poissons. Ça sentait bon. Quelque chose de frais, de libérateur. Juste de l'eau. De l'eau froide probablement, voire glacée. Qui montait à vu d'½il sur la berge déjà englouti. La plage, une belle plage de sable que l'on ne pouvait apercevoir, prise au piège. Recouverte par une eau sombre, mais translucide, une eau mouvementée.

C'est dans cette eau-là que j'aurais voulu disparaître. C'est dans cette eau-là que j'aurais voulu vivre. J'aurais voulu qu'elle emplisse mes poumons d'un coup et qu'elle en profite pour se glisser partout – mes yeux, le long de ma colonne vertébrale, dans mes doigts, le bout de mes orteils - . Enfin j'aurais pu sentir l'eau. Son toucher délicat.

Ça sentait l'eau, le froid, le vent, les rochers. J'aimerais que ça sente toujours comme ça, partout autours de moi. Et je veux bien, le bruit des vagues qui doucement viennent mourir à mes pieds. Y'avait une mouette, légère, banale, mais poétique, qui doucement polissait l'ensemble. Et puis y'avait l'eau, toujours l'eau, belle et immense. À en crever.
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# Posté le jeudi 27 avril 2006 17:41

Modifié le jeudi 28 août 2008 10:46

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