C'est dans cette eau-là que j'aurais voulu disparaître. C'est dans cette eau-là que j'aurais voulu vivre. J'aurais voulu qu'elle emplisse mes poumons d'un coup et qu'elle en profite pour se glisser partout – mes yeux, le long de ma colonne vertébrale, dans mes doigts, le bout de mes orteils - . Enfin j'aurais pu sentir l'eau. Son toucher délicat.
Ça sentait l'eau, le froid, le vent, les rochers. J'aimerais que ça sente toujours comme ça, partout autours de moi. Et je veux bien, le bruit des vagues qui doucement viennent mourir à mes pieds. Y'avait une mouette, légère, banale, mais poétique, qui doucement polissait l'ensemble. Et puis y'avait l'eau, toujours l'eau, belle et immense. À en crever.
